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La France dans la nasse tchadienne

Le Tchad a été le théâtre de sept interventions militaires françaises. Le pays est un révélateur de la difficulté à réformer la politique africaine française, de François Mitterrand à Emmanuel Macron.

Devant la morgue de l’hôpital général de N’Djamena, ils sont une centaine, ce samedi 1er mai, à attendre sous un soleil de plomb les dépouilles de Yannick et Bruno, deux de leurs jeunes « martyrs », tombés quatre jours plus tôt lors des manifestations qui ont enflammé la capitale tchadienne et plusieurs villes de province.

Bandeau rouge ou noir au front, au milieu des pleurs et des chants funéraires, la colère s’exprime au moins autant contre le groupe d’officiers qui s’est saisi du pouvoir après la mort subite du président Idriss Déby Itno que contre la France, perçue comme leur premier soutien.

Le discours d’Emmanuel Macron lors des obsèques de cet « ami courageux », affirmant que « la France ne laissera jamais personne menacer, ni aujourd’hui ni demain, l’intégrité et la stabilité du Tchad » a été entendu comme un adoubement sans condition, à la tête de l’Etat, du général Mahamat Idriss Déby Itno, l’un des fils du défunt.

La condamnation, quatre jours plus tard, de la répression des manifestations qui ont fait entre six et onze morts, l’affirmation que la France ne soutiendra pas « un plan de succession » ou le rappel que Paris défend une transition « démocratique et inclusive » ne semblent avoir été d’aucun effet.

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