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« Déstabiliser la droite, reprendre le contrôle du terrain : Emmanuel Macron n’attendra pas septembre pour entrer en campagne »

L’épidémie est loin d’être jugulée, mais le président de la République est passé à l’offensive en vue de la présidentielle de 2022. Il usera autant qu’il peut de sa position de chef de l’Etat pour façonner le monde d’après, explique, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

L’accord de premier tour conclu entre Renaud Muselier, le président sortant de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et le parti présidentiel, au nom du combat contre le Rassemblement national, a pour effet de mettre LR sens dessus dessous. Annoncé par Jean Castex, il montre que la droite est friable, que « la poutre travaille encore » comme aime à le dire le maire du Havre, Edouard Philippe, et que, en dépit de sa faible implantation locale, le parti du président a plusieurs cartes dans sa manche.

Ce scrutin était présenté par la droite comme une étape majeure en vue de sa qualification à la prochaine présidentielle. Pas moins de trois têtes d’affiche s’y mesurent : Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, Valérie Pécresse en Ile-de-France, Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes. Le premier ministre rétorque que l’élection sera un accélérateur de la recomposition politique « en vue de l’élargissement de la majorité présidentielle ».

Le contentieux, mis en scène au moment où la menace lepéniste apparaît réelle dans certaines parties du territoire, surdimensionne l’élection régionale qui prend valeur de test national avant l’échéance de 2022.

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