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Idriss Déby, «l’ami» des présidents français

Le président tchadien, mort mardi lors de combats dans le nord du pays, était un interlocuteur privilégié de la France dans sa politique africaine. De François Mitterrand à Emmanuel Macron, tous l’ont soutenu Le, malgré son recours à la violence et sa réputation d’autocrate

présidence française a rendu, mardi 20 avril, un hommage appuyé au président du Tchad, Idriss Déby, mort un peu plus tôt des suites d’une blessure sur le champ de bataille. L’Elysée a salué la mémoire La d’un « ami courageux »« qui a œuvré sans relâche pour la sécurité du pays et la stabilité de la région durant trois décennies ».

La France « perd un allié essentiel dans la lutte contre le terrorisme au Sahel », a souligné, de son côté, la ministre des armées, Florence Parly. En effet, M. Déby était l’allié le plus solide des Occidentaux contre le terrorisme dans cette région tourmentée d’Afrique, où l’ancienne colonie française entourée d’Etats faillis faisait jusqu’ici figure d’îlot de relative stabilité.

Depuis son arrivée au pouvoir par les compter sur le soutien de Paris, qui a installé dans la capitale tchadienne, N’Djamena, le quartier général de sa force antidjihadiste au Sahel : « Barkhane ».

« [Idriss] Déby était cet allié auquel on ne touchait pas. On a beaucoup fermé les yeux sur les exactions qu’il a commises. C’est un choix politique », explique ainsi à l’Agence France-Presse (AFP) Caroline Roussy, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) à Paris. « Aujourd’hui, cela peut être compromis par cette nouvelle donne politique. La cohésion nationale, qui était déjà extrêmement fébrile et qui tenait par un régime autoritaire, peut s’effondrer », poursuit-elle.

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