salam
ActualitésInternational
A la Une

Au Forum économique de Boao, Xi Jinping promeut une mondialisation aux caractéristiques chinoises

Sur l’île d’Hainan, le président de la Chine a pris une nouvelle fois ses distances avec les Occidentaux, conforté par le dynamisme en Asie.

Des journalistes regardent un écran montrant le président chinois, Xi Jinping, prononçant un discours lors de l’ouverture de la conférence annuelle 2021 du Boao Forum for Asia, à Boao (Hainan), dans le sud de la Chine, le 20 avril 2021.

Quarante-huit heures avant le sommet sur le climat organisé par Joe Biden, le président chinois, Xi Jinping, n’a pas eu un mot ni pour cet événement ni pour son homologue américain, mardi 20 avril, en inaugurant – par vidéo – le 20e Forum de Boao, ce « Davos chinois » organisé, depuis 2001, sur l’île de Hainan, dans le sud du pays. Pourtant, dans son intervention d’une quinzaine de minutes, le chef d’Etat chinois a parlé, à de multiples reprises, d’« ouverture » et de « développement vert ».

Mais, en cette année du 100anniversaire du Parti communiste chinois, Xi Jinping entend promouvoir « un vrai multilatéralisme », dont « les règles ne sont plus définies par un seul pays ou une poignée de pays », une gouvernance mondiale qui repose sur des « consultations sur un pied d’égalité ». Un discours qui reprend mot pour mot les termes employés, le 19 mars, par les responsables de la diplomatie chinoise face à leurs homologues américains à Anchorage (Alaska).

 

Pour Xi Jinping, l’Asie, qui s’apprête à devenir « la région la plus dynamique et prometteuse » du monde, n’a plus de leçons à recevoir des Occidentaux. Ce forum, qui réunit physiquement environ 2 000 participants – un symbole pour Pékin de sa victoire contre le Covid-19 –, est l’occasion pour les Chinois de rappeler que l’Asie est la région qui a le mieux résisté à la pandémie, et où la croissance est repartie le plus rapidement. « On a même du mal à convaincre les Européens du dynamisme qui règne ici », constate sur place un diplomate occidental.

Rivalité sino-américaine

Pour la Chine, la signature, mi-novembre 2020, du Partenariat régional économique global (RCEP) entre quinze pays d’Asie et du Pacifique, « un accord qui n’a été dicté par aucun pays », précisent les Chinois, et qui fait passer au second plan les divergences idéologiques, préfigure le monde de demain. Certes, l’Asie n’en a pas encore fini avec le Covid-19, mais chacun évoque déjà les possibilités qu’offre l’accélération de l’économie numérique.

Pour la Chine, ces possibilités ont un nom : les « nouvelles routes de la soie ». Ce forum est l’occasion pour Pékin de relancer ce projet d’investissements internationaux quelque peu passé au second plan en 2020. Santé, économie numérique, connexions insulaires, développement durable… les « nouvelles routes de la soie », indifféremment appelées Silk Road ou Belt and Road Initiative (Initiative route et ceinture), se déclinent à l’infini.

 

Tags

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité