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Etats-Unis : ce que l’on sait de l’attaque devant le Capitole

 

Trois mois après l’intrusion de militants pro-Trump au sein de l’édifice, le siège du Congrès américain à Washington a été la cible vendredi d’une attaque qui a coûté la vie à un de ses agents de police. Le suspect est décédé et son identité commence à être dévoilée . 

Un homme « a percuté deux de nos agents avec sa voiture », puis a heurté une barrière, a expliqué la cheffe de la police du Capitole à Washington, Yogananda Pittman. L’un d’eux est décédé, l’autre a été blessé. « À ce moment-là, le suspect est sorti du véhicule avec un couteau à la main » et « a commencé à s’avancer » vers d’autres agents, qui lui ont « tiré » dessus et l’ont abattu.

Qui était le policier décédé ?

Il s’appelait William Evans, était surnommé « Billy », et travaillait au sein de la police du Capitole depuis 18 ans. L’institution a annoncé sur Twitter que sa famille souhaitait préserver son « intimité » et à demandé au grand public de respecter ce vœu.

Qui est le suspect ?

Si les autorités n’ont rien communiqué officiellement à son propos, plusieurs médias américains affirment qu’il s’agit de Noah Green, un jeune homme noir âgé de 25 ans. Facebook a très rapidement annoncé suspendre l’accès à sa page sur le réseau social et à son compte Instagram.

D’après le Washington Post, Noah Green avait étudié à l’université Christophe Newport, dont il était l’un des cadres de l’équipe de football. L’institution de Virginie (nord-est) a confirmé que le jeune homme était diplômé en finance depuis 2019.

Son état mental se serait ensuite nettement dégradé, sur fond de paranoïa et de pratique religieuse accrues. Sur sa page Facebook, dont de nombreuses captures d’écran circulent sur les réseaux sociaux, il affirmait d’ailleurs sa sympathie pour le mouvement politico-religieux Nation of Islam. Mais ses publications témoignent avant tout d’un état psychique fragile. Les dernières années ont été « difficiles » et les derniers mois « plus difficiles », avait-il par exemple récemment écrit, rapporte NBC News.

Son dernier message sur Facebook, posté le 21 mars, était une vidéo YouTube intitulée « la crucifixion de Michael Jackson », un sermon de 150 minutes dans lequel le leader de Nation of Islam Louis Farrakhan défend Michael Jackson.

L’attaque ne paraît pas « liée au terrorisme, mais nous allons bien évidemment continuer d’enquêter », a rapidement déclaré le chef de la police de Washington, Robert Contee.

Cette attaque survient par ailleurs dans une période symbolique pour la communauté noire américaine, puisque se déroule le procès du policier Derek Chauvin, accusé d’avoir causé la mort de George Floyd au début de l’été dernier.

 

 

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