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Abus de confiance: Oumar Daffé vend la voiture de son ami d’enfance et se tape une «Niarel»

Khady Mboup a comparu mardi devant la barre du Tribunal de Grande instance de Dakar pour une affaire de diffamation. Elle avait traité sa belle-sœur de sorcière voire de cannibale. Cette accusation figurant parmi les plus délicates dans une société où toute personne traitée de sorcière est souvent marginalisée ou bien fait l’objet de mauvais traitements, la victime ne pouvait pas la laisser passer sans réagir. C’est pourquoi, Nar Fall a saisi la justice pour laver l’affront.

Par ailleurs, d’après l’époux de la victime, Ousmane Mboup, sa sœur Khady accuse la plaignante d’être la personne qui est responsable de la mort de leur mère. À l’en croire, sa femme est sous sa responsabilité parce qu’elle a quitté Saint-Louis rien que pour lui. Donc, c’est à lui de la protéger. « Deux jours après le baptême de notre enfant, ma mère est décédée. On a eu une petite dispute et mon grand-frère l’a traitée de sorcière. Ensuite toute la famille, à chaque fois que l’occasion se présente, la traite de sorcière », a fait savoir le mari.

En effet, devant la barre, la plaignante, qui avait les larmes aux yeux, a quand même donné sa version des faits. « Ndèye Khady ne cesse de se disputer avec mon mari qui se trouve être son grand-frère. À chaque fois que l’envie lui prend, elle s’attaque à moi. J’avoue que ces disputes ne me font pas mal, mais ce qui est grave dans tout ça, c’est qu’elle m’impute la mort de leur mère. M’accusant ainsi d’être une sorcière, en rajoutant que c’est moi qui suis responsable du décès de sa mère. Je n’ose plus ouvrir la porte de ma chambre par peur de la rencontrer », explique la partie civile.

Poursuivant, elle ajoute « même mon fils est maltraité par les garçons de son âge. Quand il sort pour jouer, tout le monde lui dit qu’il est le fils d’une sorcière alors qu’il est innocent. C’est dure la situation que nous vivons », a déclaré la plaignante. Quant à la belle-sœur, Khady Mboup, elle a reconnu être l’auteure de ces propos que lui reproche la plaignante.

Cependant, pour sauver sa peau face à sa responsabilité pénale afin de se tirer d’affaire, elle a soutenu avoir dit tout ceci lors d’une altercation. « Elle m’a traduite en justice parce qu’elle est sous l’influence de son époux. À l’origine, ce qui nous divise, c’est une affaire de succession. Mon frère, qui ne me supporte pas, a saisi cette opportunité pour ternir mon image. Je me suis excusée auprès de ma belle-sœur à la police », a soutenue la prévenue devant la barre.

Dans son réquisitoire, le procureur a demandé l’application de la loi contre la prévenue Ndèye Khady Mboup. L’avocat de cette dernière, Me Oumar Sène a, dans sa plaidoirie, demandé la relaxe de la prévenue estimant que les faits de diffamation ne sont pas avérés et que la victime est manipulée par son mari. « Maintes fois, cette dame a voulu que l’héritage de leur père soit liquidé. Mais elle se heurte à chaque fois au refus de son frère », a plaidé Me Sène. En attendant d’être édifiée sur son sort le 14 avril prochain, date du délibéré, Ndèye Khady Mboup croupit en prison, rapporte Le Témoin.

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