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Pr Ismaïla Madior Fall, ministre d’Etat : «Je n’ai qu’une seule position sur la question du 3ème mandat»

Pr Ismaïla Madior Fall précise n’avoir pas deux positions sur la question du 3ème mandat. Mais le ministre d’Etat préfère se conformer à la directive de Macky Sall de ne pas évoquer en public cette question.

«Je n’ai qu’une seule position, pas deux, sur la question du 3ème mandat», a précisé Pr Ismaïla Madior Fall mardi au cours de l’émission D’Clique sur la Tfm. Renvoie-t-il les uns et les autres à ses propos tenus jadis en tant que professeur de droit constitutionnel ? L’actuel ministre d’Etat fut l’un des plus grands pourfendeurs du 3ème mandat qu’il a combattu sous Wade. Il a réitéré cette position durant tout le septennat du Président Macky Sall. Entre le juriste et le politique, IMF préfère aujourd’hui la deuxième casquette. «Lorsque j’étais professeur, j’avais la liberté de dire tout ce que je voulais. C’est le charme de la fonction de professeur. Je disais que Abdou Diouf va faire ceci, je ne suis pas d’accord ou je ne suis pas d’accord sur telle réforme de Me Wade. Maintenant, je ne suis plus professeur uniquement, je suis membre d’un gouvernement et de surcroit ministre d’Etat auprès du président de la République. Le Président a dit à tous ceux qui se réclament de son camp de ne plus parler de 3ème mandat», a déclaré l’ancien ministre de la Justice.
Au lendemain de la réélection de Macky Sall, dans le cadre d’un entretien avec le quotidien EnQuête, M. Fall était accusé d’ouvrir la porte à une 3ème candidature du leader de l’Apr à la Présidentielle de 2024. Il affirmait : «Pour moi, la Constitution est claire, mais j’ai entendu des professeurs de droit dire que, telles que les dispositions ont été rédigées, le Président peut faire un autre mandat. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat. (…) A mon avis, les dispositions sont claires. D’autres ont donné leur avis en disant que les dispositions ne sont pas claires. Il appartient au président de la République d’apprécier.» Interpellé, Ismaïla Madior Fall explique son argumentaire : «Lorsque cela a fait un tollé le lendemain, j’étais étonné. Souvent, nous les universitaires, quand on nous demande si ce texte est applicable, on emploie l’expression «en principe». Mais ce terme a fait tellement polémique que maintenant, je me dis que le Président a raison. Il a dit que si on en parle, cela va engendrer des polémiques, alors qu’il veut travailler.» Par conséquent, il considère que son statut de ministre d’Etat l’empêche d’exprimer son intime conviction du fait de l’obligation de réserve.

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