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Procès pour espionnage d’un Egypto-allemand du service de presse de Merkel

Le procès d’un espion présumé égypto-allemand travaillant pour le service de presse d’Angela Merkel et qui est soupçonné d’avoir transmis pendant des années des informations aux Renseignements égyptiens, s’est ouvert mardi à Berlin.

Amin K. aurait transmis des informations au Service de renseignement général égyptien (GIS) entre 2010 et 2019, en profitant de sa position privilégiée au sein de ce service pour lequel il travaillait depuis 1999.

L’homme, âgé de 66 ans, travaillait plus précisément au service des visites du centre de presse fédéral allemand, le Bundespresseamt, un département chargé notamment de la communication sur les activités de la chancellerie.

Selon l’acte d’accusation, il aurait effectué des observations générales sur la manière dont les médias traitaient de politiques intérieure et internationale en rapport avec l’Egypte, traité les demandes des agents des services de renseignement égyptiens et tenté de recruter un autre espion.

Il est également soupçonné d’avoir transmis au GIS les noms de cinq collègues du Bundespresseamt nés en Syrie.

En échange des informations transmises, il espérait bénéficier d’un traitement préférentiel de la part des autorités égyptiennes. Sa mère aurait notamment été aidée pour faire valoir ses droits à la pension égyptienne.

Il était également parfois invité à des réceptions officielles, par exemple à l’occasion des adieux de l’ambassadeur égyptien en Allemagne en 2019, avait expliqué le parquet allemand mi-novembre lors de sa mise en accusation.

Deux autres journées d’audience sont encore prévues pour un verdict attendu début mars.

Selon le rapport du Renseignement intérieur allemand, tant le service d’espionnage extérieur égyptien (GIS) que son service de renseignement intérieur (NSS) sont actifs en Allemagne.

Leur objectif est notamment de collecter des informations sur des opposants au régime égyptien du président Abdel Fattah al-Sissi qui vivent dans le pays, et en particulier des sympathisants de la confrérie des Frères musulmans, interdite depuis 2013 en Egypte.

Mis à part une brève parenthèse à la suite du soulèvement populaire de janvier-février 2011 qui a chassé le président Hosni Moubarak, l’Egypte est dirigée depuis 1952 par des militaires.

L’armée, dépeinte comme la protectrice du peuple, est omniprésente dans la société et son rôle s’est accentué ces dernières années.

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